...pour optimiser la connaissance...

Amalric Varlet au tour
Amalric Varlet au tour

 

En 2014, Amalric Varlet reprend les rennes de l'atelier fondé par Pierre Breillat en 2001. Formé à la dure école des potiers Poyauduns, Amalric suit un apprentissage sérieux et méthodique. Son chemin croise celui de Pierre en 2002.

Amalric devient vite un des piliers de l'atelier en compagnie de Nelly et Alexandre. Ce dernier sera remplacé par Stéphanie Messanguiral en 2011.

 

L'atelier.

Les possibilités techniques, les matériels et la pédagogie de l'atelier permettent d'encourager l'expression personnelle en dehors des dictats du goût normalisé.

Passionné de pédagogie, Pierre qui est praticien PNL depuis 2001, a mis en place des outils d'apprentissage et de transmission, outils efficaces et permettant au final une autonomie totale. Tournage de série, esthétique utilitaire, dessin, essais d'émaux...

La gestion, la communication et la vente sont également de la partie.

Partager des savoir-faire, prolonger ses connaissances par une passation cohérente et juste. Le secret de l'atelier?

Travailler et encore travailler!

Sans cette valeur rien ne peut être acquit.

 

 

 

Un métier...oui mais quel avenir?

Céramiste, un métier très difficile à exercer... sans un vrai projet, sans apprentissage valable et sans moyens...

 

Sur les marchés de potiers et dans nos ateliers, nous rencontrons beaucoup de jeunes qui débutent dans ce métier.

Ces rencontres résument pour beaucoup un besoin de mieux connaître la céramique afin d'en faire une activité pour en vivre...

Elle résume aussi la difficulté d'accéder aux connaissances de base et aux clés du métier de céramiste... et le malaise que connaissent beaucoup de ceux qui se retrouvent seuls face à un projet d'activité après avoir fait une formation trop succincte ou insuffisante. En effet l'apprentissage n'existe plus, on ne voyage pas et on ne confronte pas son maigre savoir avec les réalités. Donc on s'installe dès la sortie de l'école avec un CAP voire un BMA en poche...mais pour faire quoi? Comment? Où?

Ce métier est très complexe et fait appel à de multiples compétences. Outre les connaissances en esthétique, dessin, créativité, technicité, gestion des coûts, financement, marketing, communiquer (savoir se vendre)... il ne s'agit pas de savoir tourner ou de savoir décorer sinon c'est rapidement l'impasse.

Beaucoup de débutants mal préparés se retrouvent confrontés aux pires difficultés et échouent dans la nécessité malgré une activité quotidienne intense. Le travail de la terre ne suffit pas, il faut aussi avoir toutes les facettes d'un vrai chef d'entreprise avec en plus un handicap majeur : La céramique n'est pas un produit de première nécessité, son image populaire veut qu'elle soit bon marché lorsqu'elle est artisanale, le marché est envahi de produits artisanaux ou industriels venant d'Asie ou issus du commerce équitable et vendus à très bas prix. La culture Céramique en France est peu reconnue...et reste un métier "manuel".

Je vous console. Au Japon seul vrai paradis de la céramique au monde, il y a tellement de potiers qu'ils ont beaucoup de mal à en vivre! Donc le paradis n'existe pas pour nous. C'est comme ça.

 

Le métier d'artisan céramiste, c'est travailler deux fois plus pour gagner deux fois moins. Le président Sarkozi n'a pas pensé à nous en lançant son mot d'ordre.

De plus c'est un "métier de riche pour pauvre" car quand on voit l'investissement demandé pour le résultat obtenu...on est souvent proche de l'inconscience ou alors il faut travailler comme un potier primitif. Avec rien!

 

La pratique de la céramique peut être mieux vécue lorsqu'elle s'appuie au départ sur une seconde activité assurant un revenu régulier. Si les statuts de telles situations ne peuvent pas toujours être établis dans la légalité, exercer cette activité en "association" ou en "auto-entrepreneur" reste la solution la plus valable pour démarrer dans ce métier difficile et peu rémunérateur. Cette période d'activité mixte permettra d'évaluer et de tester ses capacités à devenir un céramiste à plein temps en limitant la "casse".

Le problème de ce mi-temps reste l'énergie qu'il restera pour s'engager dans la création. La terre demande de l'attention et du suivi et de l'énergie physique.

 

Conclusion: Si l'école reste le moins mauvais vecteur d'apprentissage, dès qu'on se trouve avec un CAP ou BMA, il faut s'expatrier au Portugal ou en Italie pour les décorateurs et en Angleterre, Dannemark, Japon, Corée pour les potiers...pour terminer son initiation technique, se cultiver en s'ouvrant aux cultures d'ailleurs et surtout gagner en maturité. Trouver un atelier et un apprentissage en échange de travail, d'aide ou de cours de français n'est pas idiot. Pour ça il faut partir loin et suffisamment longtemps pour qu'il y ait un intérêt. Partir loin du foyer parental, quitter son petit ami, prendre des risques en partant vers l'inconnu...le jeu en vaut la chandelle!

 

Texte par Pierre Breillat

Série de bols à nouilles pour Udon Jubey Paris
Série de bols à nouilles pour Udon Jubey Paris

INFO:

L'atelier sera ouvert la première semaine des vacances de la Toussaint

 

 

 

A visiter :

Les comptes facebook :

serpentine

terres tatouées

 

les sites:

terres tatouées

lebonheurestdanslepot.com

 

 

 

 

Les Potiers du Hameau.

Domaine des Communs

Hameau de Moulignon

77310 St Fargeau Ponthierry.

 

Tél: 06 31 70 66 06

adresse mail:

serpentineamalric@gmail.com

 

 

 

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